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Jean-Francis Auburtin débarque à Belle-Île en 1895, 9 ans après le passage remarqué de Claude Monet. Il va y inscrire ses pas, visiter et travailler dans les mêmes sites. C’est un lieu unique avec de hautes falaises granitiques tournées vers le large, un décor grandiose aux lumières exceptionnelles. Auburtin va savoir le retranscrire avec virtuosité, percevoir avec acuité ce caractère particulier où se mêlent en une sorte de symphonie les éléments que sont les rochers, l’océan et les ciels aux harmonies changeantes. Une trentaine de gouaches et quelques tableaux, tous réalisés à Belle-Île au cours des différents séjours de Jean-Francis Auburtin, sont exposés à la galerie du 22 novembre 2008 au 3 janvier 2009. Sinagot à Goulphar, envol de mouettes au-dessus des hautes falaises, voiliers à Port Domois, à Goulphar, crépuscule à Sterhouen, la brume sur la côte sauvage... On retrouve ces sujets qu’aimait représenter Auburtin dans cette exposition, essentiellement traités de manière japonisante, stylisés et cernés de noir.
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